Réglementation

Les adjuvants doivent bénéficier d’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) définie par la Directive CE 91/414 sur la base d’un dossier de preuves démontrant l’efficacité et le mode d’action selon 7 fonctions prédéfinies et sur au moins l’un des 28 usages retenus (voir fonctions de l’adjuvant), mais aussi leurs caractéristiques toxicologiques et écotoxicologiques.


Un futur guide d’évaluation est en cours de réalisation et définit l’adjuvant « comme un produit qui n’a pas ou peu d’activités phytopharmaceutiques », ce qui veut dire qu’il pourrait revendiquer une activité faible et/ou temporaire. L’évaluation porterait sur une étude « produit seul » et non en mélange et mentionnerait aussi les résidus dans la plante, et le devenir dans l’environnement.


Les 7 critères d’homologation des adjuvants :


1. Amélioration de la qualité de bouillie (compatibilisant, stabilisant, anti moussant, modification de pH) : stabilise et maintient les propriétés physiques des matières actives lors de la préparation de la bouillie.


2. Amélioration de la qualité de pulvérisation : régularisation ou augmentation de l’angle de la lame de pulvérisation ou limitation de la dérive.


3. Augmentation de la rétention : augmentation de la quantité de bouillie retenue par le couvert végétal juste après la pulvérisation.


4. Augmentation de l’étalement (angle de goutte, tension de surface) : augmentation de la surface de contact d’une goutte à l’équilibre.


5. Maintien des propriétés de la préparation (humectation, résistance aux UV) : stabilise et maintient les propriétés physiques ou chimiques des matières actives sur le végétal.


6. Réduction du lessivage : Quantité de bouillie restant sur la plante après la pluie.


7. Amélioration de la pénétration : Amélioration de la rapidité ou de la quantité de matière active pénétrant dans la plante.


A noter que les adjuvants ne sont pas comptabilisés dans le calcul de l’IFT* (Ecophyto)
*Définition de L’IFT : Indice de Fréquence de Traitement


En 2006, une étude MAP-INRA, inspirée de travaux danois, a posé les bases d’un indicateur de fréquence de traitements phytosanitaires (IFT) qui permet de suivre l’évolution de la consommation de pesticides. Cet IFT comptabilise le nombre de doses homologuées utilisées sur un hectare au cours d’une campagne. Cet indicateur peut être calculé pour un ensemble de parcelles, une exploitation ou un territoire et décliné par grandes catégorie de produits (herbicides ou autres produits). Cet IFT sera utilisé comme indicateur de suivi du plan interministériel de réduction des risques liés aux pesticides (PIRRP 2006-2009). Il pourrait également constituer un indicateur de développement durable dans les différents travaux menés en France ou en Europe au niveau communautaire.


Cet outil s’adresse non seulement aux agriculteurs engagés dans une MAE, mais aussi à tous ceux qui souhaitent établir l’IFT réalisé sur leur exploitation pour évaluer l’intensité de leur recours aux produits phytosanitaires et comparer leurs pratiques par rapport aux références régionales ou territoriales.


Il est utilisé pour suivre un territoire donné (parcelle ou région) et par culture.
Il existe un indice référence IFT 2006 moyen (herbicide et hors herbicide).
Il a donc un rôle pédagogique pour sensibiliser et (contrôler) annuellement l’évolution de l’usage des pesticides.
 


Comment calculer l’IFT ?
C’est la somme des doses homologuées épandues à l’ha chaque année :
Soit par exemple 2 interventions sur l’année :


1 ha traité avec un produit homologué à 1 l = 1 d' IFT + 1 ha traité à 70% de l’AMM = 0,7 soit un total de 1,7 d' IFT.


Autre mesure de la consommation de produits :
le NODU utilisé au niveau national basé sur les ventes de substances actives.


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